Dans une mise à jour opérationnelle des opérations Sukola 2 Sud, l’armée congolaise évoque une « énième violation du cessez-le-feu » imputée aux rebelles dans la zone de Nyawaranga. Selon un communiqué signé par le porte-parole des opérations, le lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, les FARDC ont d’abord « riposté aux provocations et aux tirs ennemis » avant de lancer une contre-offensive d’envergure.
Les autorités militaires annoncent ainsi la reprise des cités et villages de Mikenge, Kakenge, Kisirita, Bilalombila et Bidegu 1, présentés comme des positions stratégiques dans cette partie du Sud-Kivu.
Toujours selon la même source, plusieurs combattants rebelles auraient été neutralisés au cours des affrontements. L’armée fait état de cinq éléments capturés, dix-sept rendus et onze corps abandonnés sur le champ de bataille. Parmi eux figureraient un commandant de brigade du M23-AFC ainsi qu’un officier logistique affilié au groupe Twirwaneho.
Du matériel militaire aurait également été récupéré, notamment des fusils d’assaut AK-47, une mitrailleuse lourde de 12,7 mm, un mortier de 60 mm, une arme PKM, un pistolet anti-drone, ainsi que des équipements de communication.
Le commandant ad intérim du secteur opérationnel Sukola 2 Sud, le colonel Apoko Bangala Michel, affirme agir conformément aux directives du chef d’état-major général des FARDC. Il appelle la population de Mikenge et des environs « au calme et à la vigilance », tout en dénonçant des campagnes de désinformation attribuées aux groupes armés.
Enfin, l’armée congolaise réaffirme sa détermination à « mettre hors d’état de nuire » tous les groupes armés encore actifs dans la région.
Rédaction

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