En vigueur depuis le 3 juillet 2026, cette interruption des services de télécommunication prive des milliers de personnes de leurs moyens habituels de communication. Pour la société civile, cette situation constitue une atteinte au droit à l’information et à la liberté de communication, garantis par la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC), la Déclaration universelle des droits de l’homme et plusieurs instruments juridiques internationaux ratifiés par Kinshasa.
« Toute personne, Congolaise ou étrangère vivant sur le territoire national, doit pouvoir accéder à l’information et communiquer librement », rappelle cette structure citoyenne dans son document.
Au-delà de l’aspect juridique, la coupure des réseaux a également des effets directs sur l’économie locale. Les services de transfert d’argent mobile, notamment Airtel Money, Orange Money et M-Pesa, sont devenus inaccessibles, paralysant une partie importante des transactions financières dans le territoire de Fizi et la ville de Baraka.
Commerçants, familles et acteurs économiques se retrouvent ainsi privés d’outils essentiels pour leurs échanges quotidiens. Pour de nombreux habitants, cette situation complique davantage leurs conditions de vie dans une région déjà fragilisée par les tensions sécuritaires et les déplacements de populations.
La société civile affirme également avoir constaté des opérations de saisie de dispositifs Starlink appartenant à plusieurs organisations et entreprises considérées comme d’utilité publique. Elle dénonce aussi des menaces qui auraient visé certaines personnes cherchant à mettre en place des solutions alternatives de communication.
Les conséquences se font également sentir dans le secteur humanitaire. Selon la coordination territoriale de Fizi, l’absence de réseaux complique les interventions des organisations d’aide, notamment celles qui assurent des programmes d’assistance financière en faveur des populations vulnérables.
Face à cette situation, la société civile appelle les autorités compétentes à rétablir rapidement les services de télécommunications mobiles et l’accès à internet. À défaut, elle demande la mise en place de mécanismes alternatifs permettant aux habitants de conserver un accès minimal à la communication.
Pour cette organisation, le retour des moyens de communication constitue désormais une urgence afin d’éviter une aggravation de la crise socio-économique et humanitaire qui affecte déjà les populations de Fizi et de Baraka.
MKG

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