Selon les données compilées par l’équipe de monitoring de l’organisation APDEF/Mambasa, coordonnée par Ram’s Malikidogo, ces incursions armées ont également entraîné la disparition d’environ trente personnes dont les familles restent sans nouvelles.
Le bilan matériel apparaît lui aussi lourd. Au moins quatorze maisons ont été incendiées, huit motos ainsi qu’un moteur de marque Jang Fa ont été détruits par les flammes. Les assaillants auraient également emporté du bétail et plusieurs biens de valeur appartenant aux habitants.
Au-delà des pertes humaines et matérielles, ces violences ont profondément désorganisé la vie quotidienne dans les localités touchées. Les activités scolaires et économiques sont quasiment à l’arrêt à Biakato et Makumo. Sous la menace des attaques répétées, des centaines de familles ont abandonné leurs villages pour trouver refuge dans des zones considérées comme plus sûres, augmentant la pression sur les familles d’accueil.
Cette situation aggrave également les difficultés économiques. L’accès aux champs étant devenu risqué en raison de l’insécurité persistante, les habitants font face à une hausse importante du coût des transports et des produits alimentaires, tandis que les traumatismes psychologiques liés à la répétition des violences continuent de marquer les populations affectées.
Face à cette situation, l’APDEF appelle le gouvernement congolais à prendre des mesures capables de restaurer durablement la paix afin de permettre le retour des déplacés et la reprise des activités socio-économiques.
Sur le terrain, une réponse sécuritaire commence à se mettre en place. Des éléments de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) sont déployés à Mambasa depuis mercredi dernier et devraient être progressivement installés dans les villages les plus touchés.
Parallèlement, une importante délégation du secteur opérationnel de l’armée en Ituri est arrivée samedi à Biakato afin d’évaluer la situation sécuritaire et coordonner les futures opérations. Dans cette région meurtrie, la population attend désormais que ces mesures permettent de freiner durablement l’activisme des groupes armés.
Rédaction

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