« Ma vision est de faire de la République démocratique du Congo, à l’horizon 2034, un pays pleinement intégré, moderne et compétitif sur la scène continentale », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de tirer parti d’une « position géographique exceptionnelle ».
Située « au cœur du continent », la RDC est appelée, selon le chef de l’État, à devenir un corridor de transit reliant l’océan Indien à l’océan Atlantique, mais aussi l’Afrique du Nord à l’Afrique australe. Une centralité qui, a-t-il souligné, ne doit plus rester « une donnée géographique passive », mais devenir « un levier actif de richesse, d’intégration et de puissance économique ».
Pour concrétiser cette ambition, le président congolais a plaidé pour un changement de paradigme dans la gestion des infrastructures. Il a notamment appelé à rompre avec « une logique de réparation permanente », au profit d’une approche plus structurée, intégrant la planification, la normalisation, l’entretien et l’évaluation des ouvrages sur l’ensemble de leur cycle de vie.
Le Chef de l’État a également mis en garde contre les effets du changement climatique, qui imposent la conception d’infrastructures plus résilientes, capables de faire face à des phénomènes météorologiques extrêmes et à une pression accrue sur les sols.
Dans ce contexte, il a salué l’appui de la Banque mondiale, engagée dans l’élaboration d’approches multimodales adaptées aux enjeux climatiques ainsi que dans la définition de programmes d’investissement prioritaires en RDC.
Enfin, Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité de valoriser les matériaux locaux, de renforcer la recherche et de stimuler les innovations techniques adaptées aux réalités nationales. Il a également appelé à une intégration accrue des outils numériques dans la conception, le suivi et la maintenance des infrastructures, ainsi qu’à l’adoption de normes de construction « plus rigoureuses, durables et adaptées au contexte national ».
MKG

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