À l’issue de cette audience, Adolphe Muzito a indiqué que les échanges avaient porté sur la situation générale du pays. Il a exprimé sa volonté de contribuer à un gouvernement d’union nationale, déclarant : « J’ai exprimé ma disposition à intégrer la future équipe gouvernementale. Il est important que mes idées soient prises en compte dans la mesure du possible. »
L’ancien Premier ministre a également plaidé en faveur de réformes institutionnelles, appelant le chef de l’État à convoquer un dialogue national dans les plus brefs délais. « L’essentiel reste l’engagement dans des réformes de fond, indispensables à la relance du pays », a-t-il souligné.
S’agissant de l’accord de paix signé à Washington le 27 juin entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, Muzito a salué les avancées réalisées, tant en son nom qu’au nom de son parti. Il a estimé que, malgré les critiques sur les fréquents déplacements du président Tshisekedi à l’étranger, les résultats sont tangibles : « Il a réussi à faire reconnaître par la communauté internationale le rôle du Rwanda dans l’agression contre la RDC, et à obtenir un accord contraignant pour le retrait du Rwanda et des rebelles du territoire congolais », a-t-il déclaré.
Sur le plan économique, Muzito a également salué les efforts du chef de l’État visant à redéfinir les partenariats internationaux, notamment avec les États-Unis. « Ce qui était autrefois exploité au profit du Rwanda pourra désormais l’être directement par la RDC, en partenariat avec les grandes puissances, dont les États-Unis », a-t-il affirmé.
Enfin, Adolphe Muzito a reconnu que cet accord pouvait susciter des interrogations au sein de l’opinion publique, concluant : « Il est normal que cet engagement soulève des critiques et exige des clarifications de la part du gouvernement. »
Gloire MALUMBA.K

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