Revenant dans son intervention, prononcée autour du thème central de cette édition du Forum, le Chef de l'État a également proposé cinq orientations stratégiques destinées à améliorer la gouvernance de l'eau sur le continent africain. Il a plaidé pour une meilleure intégration des politiques publiques, le renforcement des institutions chargées du secteur, une plus grande redevabilité ainsi qu'une gestion plus transparente des infrastructures hydriques. Il a, en outre, insisté sur la nécessité de concevoir des projets techniquement robustes et financièrement viables afin de mobiliser davantage d'investissements et d'accroître le financement des infrastructures liées à l'eau.
Félix Tshisekedi a par ailleurs appelé les dirigeants africains à adopter une approche intégrée des politiques de l'eau. « Nos politiques doivent être pensées à l'échelle des bassins, des territoires, des villes et des systèmes économiques », a-t-il déclaré, estimant qu'il n'était plus envisageable de traiter séparément les questions de l'eau, de l'agriculture, de l'énergie, de la santé, de l'urbanisme, de l'environnement et des infrastructures.
Le président congolais a également plaidé pour une mobilisation accrue des ressources publiques, des investissements privés et de l'appui des partenaires techniques et financiers. Selon lui, cette dynamique est indispensable pour accélérer la réalisation des infrastructures hydrauliques et répondre aux besoins croissants des populations.
Enfin, Félix Tshisekedi a défendu une vision faisant de l'eau un véritable levier d'industrialisation du continent. « Nous devons développer sur notre continent la production de tuyaux, de pompes, de compteurs, d'équipements de traitement, de systèmes d'irrigation et de solutions numériques », a-t-il affirmé, appelant à renforcer les chaînes de valeur africaines dans ce secteur stratégique.
Le Forum africain de l'eau a été officiellement ouvert par le président tchadien, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno. Dans son allocution inaugurale, ce dernier a exprimé le souhait que cette rencontre constitue « le momentum d'une Afrique qui reprend en main la maîtrise de son destin hydrique, qui réalise son potentiel en transformant ses contraintes en opportunités, et qui bâtit, pierre après pierre, un avenir de résilience et de prospérité partagée ».
MKG

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