Lors d'une conférence de presse tenue le 28 avril à Kinshasa, l'ancien gouverneur Gentiny Ngobila a tenté de clarifier les controverses entourant le projet de reconstruction du grand Marché Zando. De retour d'un séjour médical en Europe, il a répondu aux accusations concernant un contrat jugé désavantageux avec la société SOGEMA, affirmant que l'État n'avait engagé aucun fonds pour ce projet.
Ngobila a expliqué que le financement de 54 millions USD provenait d'un prêt bancaire contracté par SOGEMA, précisant que Kinshasa percevrait 20 % des recettes générées, avec une augmentation à 60 % après quatre ans. Malgré ces assurances, les critiques demeurent, notamment de l'Observatoire de la Dépense Publique (ODEP), qui a dénoncé des détournements de fonds et une gestion calamiteuse durant son mandat.
Les accusations de l'ODEP soulignent des préoccupations sur la transparence et l'intégrité du processus de reconstruction, remettant en question la viabilité des promesses de Ngobila. Le contrat, conclu en mars 2021, est critiqué pour avoir favorisé la société SOGEMA au détriment des intérêts congolais, alimentant des doutes sur les véritables motivations derrière ce projet emblématique.
Alors que Ngobila espère apaiser les tensions, les inquiétudes quant à la gestion des ressources publiques et la transparence des contrats restent omniprésentes. Les citoyens de Kinshasa méritent des réponses claires et des garanties sur l'utilisation de leurs ressources, plutôt que des assurances qui pourraient n’être qu’un simple écran de fumée.
Signé CAVI

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