Le professeur souligne que, contrairement aux "graphiques mensongers" qui circulent, la RDC a effectivement perdu des recettes importantes en décembre. Cette perte est attribuée à l'impact du taux de change fixé par la Banque Centrale du Congo (BCC), jugé artificiel. Le taux de change joue un rôle crucial dans la capacité du pays à générer des revenus fiscaux et à stabiliser son économie.
Pour pallier ce déficit, le recours au préfinancement des contribuables s’est avéré nécessaire. Il est alarmant que certaines régies, confrontées à la réalité d’un taux de change défaillant, aient demandé à des contribuables de payer anticipativement leurs impôts pour 2026. Cette approche non seulement soulève des questions éthiques mais pose également un risque sérieux pour le budget de 2026, qui pourrait être affaibli par une base d’imposition déjà sous pression.
La demande de paiement anticipé des impôts annonce des conséquences lourdes pour le budget de 2026. En siphonnant des revenus futurs, le gouvernement risque une contraction financière qui affectera sa capacité à investir dans des secteurs cruciaux comme l'éducation, la santé et les infrastructures, qui sont déjà en difficulté.
L'analyse du Professeur Godé Mpoyi soulève des questions fondamentales sur la gestion des finances publiques en RDC. La détérioration des recettes fiscales et la manipulation des taux de change mettent en péril la stabilité économique du pays. Sans des réformes structurelles et une transparence accrue, la RDC risque de s'enfoncer davantage dans une crise financière qui serait difficile à surmonter. Comme le professeur le mentionne, "Rien n'est plus grand que l'univers", soulignant peut-être l'importance d'une bonne gestion et d’une vision à long terme pour l'avenir économique de la nation.

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