L’Alliance du Fleuve Congo (AFC-M23) affirme que la coalition de Kinshasa, composée des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des milices Wazalendo, a lancé à l’aube du mardi 28 octobre une offensive d’envergure sur l’ensemble des lignes de front dans l’est du pays. Selon le mouvement rebelle, des frappes d’artillerie lourde et des drones de combat ont visé plusieurs zones densément peuplées, notamment Kibati, Bibwe, Nyabiondo et Bukombo.
Dans un communiqué publié dans la matinée, l’AFC-M23 dénonce une « violation manifeste du cessez-le-feu » et accuse le gouvernement congolais d’avoir franchi « un nouveau cap » en s’en prenant à des zones civiles.
Le groupe évoque de nombreuses victimes, principalement des femmes et des enfants, ainsi que d’importants déplacements de population. Il affirme se réserver le droit à la « légitime défense » et promet de « recourir à tous les moyens nécessaires » pour protéger les civils et « neutraliser les assaillants », accusant Kinshasa de « saboter les efforts internationaux de paix ».
Cependant, aucune source indépendante n’a pour l’heure confirmé ces allégations. Les autorités congolaises n’avaient pas encore réagi mardi soir. Sur le terrain, la tension reste vive dans le Nord-Kivu, où les observateurs internationaux appellent à la désescalade et au retour au dialogue, alors que la situation humanitaire continue de se dégrader dans une région déjà meurtrie par des années de conflit.
Gloire MALUMBA.K

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