Selon cette source, l’interpellation serait intervenue sur instruction du gouverneur de province, Bakomito, en collaboration avec le responsable du REDOC, Kasongo. Aucune communication officielle des autorités provinciales ni de l’ANR n’est toutefois venue confirmer ou infirmer ces accusations, alimentant un climat de flou autour de cette présumée arrestation.
Toujours d’après la société civile, un avion spécial serait même affrété ce dimanche pour transférer Didier Nangaa Ilaani à Kinshasa, renforçant les soupçons d’une procédure menée dans la plus grande discrétion.
Dans le même temps, cette structure citoyenne évoque des « persécutions » visant plusieurs membres de la famille Nangaa, qu’elle attribue aux services de sécurité. Une version contestée par un proche de la famille à Isiro, qui dénonce un amalgame dangereux.
« Ces informations ne concernent pas toute la famille Nangaa. Si Corneille Nangaa est impliqué dans une milice, cela ne signifie pas que tous les Nangaa soient des rebelles », insiste-t-il.
Dans sa mise au point, la société civile rappelle que l’appartenance familiale ne saurait constituer une preuve d’implication dans les activités attribuées à Corneille Nangaa au sein de l’AFC/M23. Elle appelle les autorités provinciales, nationales et internationales à garantir le respect des droits humains, la présomption d’innocence et la transparence dans le traitement de ce dossier jugé sensible.
En l’absence de communication officielle, l’affaire continue de susciter de nombreuses interrogations au sein de la population locale.
Augustin Ndjabu

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