La très grande majorité de ces rapts est imputée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Dans le seul territoire de Mambasa, plus de 400 cas leur sont attribués, confirmant leur rôle central dans l’insécurité persistante qui frappe cette zone de l’Ituri.
Fait nouveau, le groupe armé a été signalé pour la première fois dans la province du Haut-Uélé, signe d’une extension progressive de ses activités vers le nord et l’intérieur du pays. Cette évolution s’inscrit dans la dynamique observée depuis le lancement, en 2021, de l’opération conjointe « Shujaa », menée par les armées congolaise et ougandaise.
Parallèlement, les ADF semblent consolider leur emprise locale. En périphérie de Mambasa-centre, ils imposeraient des taxes aux populations civiles, renforçant de facto leur contrôle territorial et leurs sources de financement.
Dans les zones tenues par le Mouvement du 23 mars (M23), la situation militaire demeure relativement stable, malgré la poursuite des efforts diplomatiques engagés à Washington et à Doha. Des exactions attribuées à la rébellion continuent néanmoins d’être signalées. L’usage de drones a également été observé, atteignant pour la première fois la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, actuellement sous contrôle du M23.
Plus au nord, dans le territoire de Djugu, les violences ont repris après plusieurs mois d’accalmie. Des massacres de civils, attribués à la milice de la Coopérative pour le développement du Congo (Codeco), ont été rapportés.
Dans ce contexte sécuritaire fragmenté, les Forces armées de la RDC (FARDC) poursuivent par ailleurs leurs opérations contre les combattants de la Convention pour la révolution populaire (CRP), illustrant la multiplicité des foyers d’instabilité dans la région.
MKG

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