Selon Ram’s Malikidoko, membre de l’équipe de monitoring de l’APDEF Mambasa, les assaillants ont d’abord ciblé les sites de Makimbilio, Biasiko et Makamanda, avant de poursuivre leur progression vers Mangadi.
Le bilan communiqué par cette structure fait état de dix morts, dont une femme. Parmi les victimes masculines identifiées figurent Muhindo Malikidogo Emmanuel, le frère aîné de Ram’s Malikidoko, ainsi que Maseka, Pepe, Kakereheti et Mapeu. Le bébé de la femme tuée aurait été abandonné sur les lieux de l’attaque.
« Le bilan s’élève à dix personnes tuées, parmi lesquelles une femme, sur qui on a abandonné un bébé », témoigne Ram’s Malikidoko, qui cite également son frère parmi les victimes.
Ce dernier dénonce ce qu’il considère comme une réponse insuffisante des forces de sécurité face aux attaques attribuées aux ADF. Il appelle à un renforcement des moyens engagés dans la lutte contre les assaillants.
« Si les militaires sont fatigués de combattre l’ennemi, qu’ils soient remplacés et qu’on amène d’autres ayant encore le souci de la population », déclare-t-il.
La situation sécuritaire demeure également préoccupante dans le groupement voisin de Babila Teturi. La Nouvelle Société civile congolaise y signale deux incidents survenus à quelques jours d’intervalle. Son coordonnateur, Grâce Kakundo Kasamba, rapporte qu’une moto a été incendiée le 14 octobre à Mambei et que trois civils ont été pris en otage le lendemain dans la même zone.
« Cette situation insécurise davantage notre population, qui vit dans la psychose et l’angoisse permanente », déplore-t-il, appelant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à intensifier les patrouilles et les opérations de traque.
Le bilan définitif de l’attaque de Bakaheku ainsi que les circonstances précises des faits n’avaient pas encore été établis de manière indépendante.
Labora
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