Selon des sources coutumières de la chefferie de Panduru, les victimes présentent des traces visibles de torture. L’attaque s’est déroulée dans la nuit de mardi à mercredi, lorsque les miliciens ont fait irruption dans le village, ciblant particulièrement la résidence du chef local.
D’après les mêmes sources, les assaillants soupçonnaient ce dernier de détenir un stock d’armes, une accusation jugée infondée par les autorités coutumières. Le chef du village, principal otage, aurait subi de sévices corporels importants. Son état de santé, jugé préoccupant, a nécessité son évacuation en urgence vers une structure sanitaire de la place.
Avant de quitter la localité, les miliciens se sont livrés à un pillage systématique. Du bétail, notamment des chèvres, de la volaille ainsi que des sommes d’argent ont été emportés, plongeant plusieurs familles dans une situation de grande précarité.
Face à ces exactions, le chef de la chefferie de Panduru, Arnold Lokwa, a fermement condamné ces actes, qu’il considère comme une violation flagrante des accords de paix signés par les groupes armés opérant en Ituri.
« Nous déplorons ces actes et appelons les responsables de la CODECO au respect de leurs engagements en faveur du règlement pacifique des conflits. La population civile ne doit pas être prise pour cible », a-t-il déclaré.
De son côté, la société civile forces vives de Mahagi plaide pour un renforcement immédiat du dispositif sécuritaire dans la zone. Les leaders communautaires estiment qu’une présence militaire accrue reste indispensable pour prévenir de nouvelles incursions et assurer une protection efficace des civils.
Augustin Ndjabu, depuis Bunia

Commentaires (0)
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter!