Les anciens captifs ont été aperçus ce lundi 16 février dans la localité de Mongé avant d’être conduits vers Ndimo, sur l’axe routier Oicha-Komanda, marquant ainsi la fin de leur captivité. Sur place, ils ont été pris en charge par des combattants Wazalendo actifs dans cette zone.
D’après Christophe Munyenderu, coordonnateur de la Convention pour le respect des droits humains en territoire d’Irumu, les familles des victimes ont dû réunir des sommes importantes pour obtenir leur libération. Les montants réclamés par les ravisseurs variaient entre 5 000 et 10 000 dollars américains, une charge financière jugée écrasante pour des ménages déjà fragilisés par l’insécurité.
L’activiste dénonce par ailleurs l’existence d’un système organisé autour du paiement des rançons. Il appelle les autorités de la République démocratique du Congo à renforcer les dispositifs de lutte contre les enlèvements, avant de plaider sur l’implication des sociétés de télécommunication et des services de transfert d’argent afin d’identifier et de retracer les circuits financiers utilisés par les groupes armés.
Ces civils faisaient partie des habitants enlevés lors d’attaques meurtrières survenues en janvier dernier dans cette chefferie, violences qui ont coûté la vie à plusieurs personnes et aggravé la crise sécuritaire persistante dans la région.
Selon plusieurs sources locales, ces rebelles ont repris des méthodes déjà observées entre 2012 et 2013 dans la région de Beni, notamment dans le secteur de Ruwenzori, consistant à enlever des civils dans les zones forestières avant d’exiger des rançons pour leur libération.
Rédaction

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