Selon l’autorité provinciale, cette mesure fait suite à une mission officielle à Kinshasa. Elle vise à rétablir l’ordre dans un secteur marqué par l’exploitation illégale des ressources naturelles et leur captation par des groupes armés, au détriment de l’État congolais.
Le gouverneur a précisé que cette suspension s’inscrit dans une série d’initiatives destinées à restaurer l’autorité de l’État dans une région en proie à une insécurité chronique. Ces derniers mois, plusieurs sites miniers, notamment à Nizi, Kabarole, Dala et Mabanga, avaient déjà été fermés après avoir été identifiés comme sources de financement de groupes armés.
« Quand on parle de la présence de l’État, c’est pour que l’État bénéficie de ses ressources, que nous puissions percevoir des impôts, et que cet argent ne serve pas à financer les groupes armés », a justifié le général Luboya.
Il a souligné le caractère temporaire de la mesure, présentée comme une étape de régularisation. Des discussions doivent s’ouvrir avec les opérateurs miniers afin d’examiner la gestion des sites, de vérifier le paiement des taxes et d’étudier, avec l’appui du gouvernement central, les conditions d’une éventuelle réouverture.
Le général a enfin appelé les exploitants et les communautés locales à coopérer, assurant que cette suspension vise à protéger les intérêts nationaux.
Gloire MALUMBA.K

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