Selon l'agence onusienne, près de 80 % des violations recensées ont été enregistrées dans les provinces de l'Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ces régions restent les plus touchées par l'insécurité persistante alimentée par les activités de groupes armés tels que les ADF, le M23 ou encore la LRA.
Le BCNUDH souligne une nette aggravation de la situation par rapport au mois précédent. Les violations documentées ont augmenté de 26 %, tandis que le nombre de victimes a progressé de 20 % en un mois. Cette hausse est principalement liée à l'intensification des violences dans les zones en conflit de l'Est du pays, où les populations civiles continuent de payer un lourd tribut aux affrontements armés et aux exactions des groupes rebelles.
S'agissant des violences sexuelles liées aux conflits, le rapport recense 59 victimes, essentiellement des femmes et des jeunes filles. Bien que ce chiffre soit inférieur à celui enregistré en avril, le BCNUDH relève que des acteurs étatiques demeurent fortement impliqués. Des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) seraient notamment responsables de près de la moitié des cas documentés.
Le rapport met toutefois en évidence quelques avancées dans la lutte contre l'impunité. Au cours du mois de mai, 66 procédures judiciaires ont été engagées contre des militaires, des policiers et des civils soupçonnés de violations graves des droits humains. Ces poursuites ont conduit à près de 50 condamnations prononcées par les juridictions compétentes.
Pour le BCNUDH, ces chiffres illustrent l'urgence de renforcer la protection des civils et de poursuivre les efforts de redevabilité dans les zones affectées par les conflits armés, alors que la crise humanitaire continue de s'aggraver dans l'Est de la RDC.

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