Selon lui, aucune assistance n’est parvenue aux populations vulnérables depuis le 5 décembre 2025. « Des milliers de déplacés passent leurs nuits à la belle étoile, sans nourriture, sans abris et sans articles ménagers essentiels », déplore-t-il.
La crise est aggravée par une mortalité quotidienne. « Nous enregistrons jusqu’à sept morts par jour, y compris des enfants de trois ans, principalement à cause de la malnutrition », affirme M. Mbukana, qui évoque également une forte vulnérabilité des personnes âgées, souvent incapables d’accéder aux soins.
Face à cette situation, le responsable appelle à une mobilisation urgente des autorités provinciales, nationales et des acteurs humanitaires. Il accuse par ailleurs certaines organisations, pourtant financées pour intervenir à Pleine Savo, de redéployer leurs actions vers d’autres zones, notamment à Boga.
Sur le plan sécuritaire, il dénonce des restrictions de circulation et une assimilation des civils à des groupes armés. « Les sites de déplacés ont un caractère civil et humanitaire reconnu au niveau national et international », rappelle-t-il, appelant au respect de ce statut.
Il cite également le cas d’une femme civile blessée par balle par un militaire alors qu’elle quittait le site. Elle est actuellement prise en charge à l’hôpital Salama, précise-t-il.
Présente dans la zone, la MONUSCO est appelée à témoigner de la situation et à renforcer la protection des civils. Le responsable insiste sur l’urgence d’une réponse humanitaire immédiate : « Sous la pluie, des familles entières restent sans abris. Ce sont des êtres humains comme les autres. Leurs droits doivent être protégés. »
Rédaction

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