Le même média français indique également que, dirigée par le général de division Felix Busizoori, commandant de la 4ᵉ division d’infanterie ougandaise, cette opération ne s’inscrit pas dans le cadre de l’opération conjointe Shujaa et n’aurait reçu aucune autorisation préalable de la part du gouvernement congolais, précisent les experts onusiens, indique le même média.
Kampala justifie cette présence par la nécessité de lutter contre le groupe armé Codeco, actif dans la région. Mais selon le rapport, les motivations de l’Ouganda dépasseraient les seuls enjeux sécuritaires. Des intérêts économiques et géostratégiques seraient également en jeu, notamment dans les secteurs minier, pétrolier, gazier autour du lac Albert notamment ainsi que dans le commerce transfrontalier et la sécurisation de contrats jugés stratégiques.
Cette présence militaire étrangère suscite de vives préoccupations à Bunia. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), les autorités provinciales et une partie de la communauté Lendu y voient une atteinte à la souveraineté nationale.
Afin d’éviter une confrontation directe entre les FARDC et l’UPDF, le président Félix Tshisekedi aurait finalement donné son aval à ce déploiement, selon les mêmes sources citées par RFI.
Il convient de rappeler que depuis mars 2025, des patrouilles conjointes FARDC-UPDF sont menées dans certaines zones d’Ituri. Le 20 juin dernier, Kinshasa et Kampala ont par ailleurs officialisé la poursuite de leur coopération militaire à travers un nouvel accord bilatéral.
Gloire MALUMBA.K

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