« Plus de 62 kilomètres de la voirie urbaine ont déjà été asphaltés », a déclaré le capitaine Yanula Alimasi. Il a précisé que ces travaux concernent près de 80 % des principaux boulevards des communes de Shari, Mbunya et Nyakasanza. « Là où il y avait autrefois de la poussière et des bourbiers, nous avons aujourd’hui des routes modernes et praticables en toute saison », a-t-il souligné.
La réhabilitation des infrastructures routières urbaines figure parmi les axes prioritaires de l’état de siège dans la province de l’Ituri. À plusieurs reprises, les autorités provinciales ont rappelé que cette mesure exceptionnelle ne se limite pas aux opérations militaires. « L’état de siège ne se réduit pas à la guerre. Il s’agit aussi de poser des bases solides pour le développement de l’Ituri », avait affirmé le lieutenant-général Johnny Luboya N’kashama, gouverneur militaire de la province.
Selon le conseiller du gouverneur, l’amélioration de la voirie urbaine répond directement aux attentes de la population locale. Dans plusieurs quartiers de Bunia, les usagers saluent les changements observés. « Avant, traverser certains axes relevait d’un véritable calvaire », témoigne un chauffeur de taxi. « Aujourd’hui, la circulation est fluide, nous gagnons du temps et nos véhicules s’abîment moins », ajoute-t-il.
Les opérateurs économiques partagent le même constat. « Le mauvais état des routes faisait fuir les clients », explique une vendeuse du marché central. « Avec l’asphaltage, l’accès est devenu facile et nos activités ont repris normalement », se réjouit-elle, évoquant un soulagement notable pour les commerçants.
Pour plusieurs habitants, ces réalisations traduisent une nouvelle orientation de l’état de siège. « On voit que ce n’est pas seulement la guerre », estime un notable local. « Il y a aussi une volonté de reconstruire la province et de redonner confiance à la population », soutient-il.
Malgré ces avancées saluées, certaines attentes persistent. « Il faut maintenant assurer l’entretien de ces routes et étendre les travaux vers les quartiers encore enclavés », plaide un habitant de Nyakasanza, rappelant que « la durabilité des infrastructures reste essentielle pour le développement de la ville de Bunia ».
MKG

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