Selon Radio Okapi, les victimes sont principalement des femmes et des personnes âgées qui avaient récemment regagné leurs localités après une période de relative stabilité sécuritaire. D’après des sources locales citées par le même média, des hommes armés présumés membres de la CODECO ont fait irruption dans le village vers 3 heures du matin. Le bilan provisoire fait état de onze morts.
Cette attaque a suscité la réaction de l’association culturelle ENTE, qui a fermement condamné ces violences, les considérant comme une entrave aux efforts de pacification engagés dans la région. L’organisation estime que cette résurgence de l’insécurité menace les avancées enregistrées après plus d’une année d’accalmie dans le territoire de Djugu.
ENTE appelle ainsi les miliciens de la CODECO à respecter leurs engagements en faveur de la paix et à renoncer aux violences. L’association exhorte également le gouvernement congolais à renforcer les mesures contre les groupes armés qui refusent d’adhérer au processus de paix, notamment par des opérations de désarmement.
Sur le plan humanitaire, les conséquences de cette attaque se font déjà sentir. Environ une centaine de civils ont trouvé refuge aux abords de la base de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), à Drodro, pour se mettre à l’abri d’une éventuelle nouvelle incursion armée. Les Casques bleus ont, de leur côté, renforcé leurs patrouilles dans la zone afin de protéger les populations civiles et de prévenir de nouvelles attaques.
Cette nouvelle attaque souligne la fragilité de la situation sécuritaire en Ituri, où les initiatives de paix peinent encore à mettre fin aux violences des groupes armés. À Djugu, le retour de l’insécurité menace désormais les efforts de stabilisation et le retour des populations dans leurs localités d’origine.
Labora

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