L’attaque s’est produite dans l’avant-midi, aux environs de 11 heures, au niveau du bloc Laliya. D’après plusieurs témoignages recueillis sur place, les assaillants auraient profité d’une forte pluie qui s’abattait sur la région pour mener leur incursion sans rencontrer de véritable résistance.
« Les rebelles ont surpris la population en pleine journée », explique Rams Malikidogo, défenseur des droits humains dans la région, qui dénonce une nouvelle détérioration de la situation sécuritaire dans cette partie de l’Ituri.
Le bilan provisoire fait état de quinze morts, parmi lesquels plusieurs civils surpris dans leurs activités quotidiennes. Deux autres personnes ont été blessées par balles et prises en charge dans des structures sanitaires locales. Plusieurs habitants restent cependant introuvables, faisant craindre un bilan plus lourd dans les prochaines heures.
Au-delà des pertes humaines, l’attaque a causé d’importants dégâts matériels. Une maison et une boutique ont été incendiées, tandis qu’une moto a été réduite en cendres. Des animaux domestiques, notamment des chèvres, ainsi que des biens de valeur et de l’argent auraient également été emportés par les assaillants avant leur retrait.
La violence de l’attaque a provoqué un mouvement de panique au sein de la population. De nombreuses familles ont quitté précipitamment leurs habitations pour rejoindre des zones jugées plus sûres. Certains déplacés ont passé la nuit à la belle étoile ou dans des villages voisins, redoutant une nouvelle incursion armée.
Les corps des victimes ont été transférés à la morgue du centre de santé de référence de Biakato, où des familles endeuillées se sont rassemblées pour tenter d’identifier leurs proches. Les inhumations sont prévues ce vendredi 8 mai, sauf changement de dernière minute.
Dans ce climat de tension, Rams Malikidogo critique l’absence d’intervention rapide des forces de sécurité malgré des alertes qui auraient été lancées avant l’attaque. Selon lui, les assaillants ont pu agir sans être inquiétés, renforçant le sentiment d’abandon ressenti par les habitants face à la recrudescence des violences armées dans la région.
De leur côté, les Forces armées de la République démocratique du Congo assurent rester en état d’alerte maximale et poursuivre les opérations de sécurisation ainsi que la traque des assaillants dans cette partie du territoire de Mambasa.
Maua Grâce

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