Pour les acteurs de la société civile, ce bilan illustre l'ampleur de la menace que continuent de faire peser les groupes armés sur les populations locales. Ils dénoncent une violence récurrente qui frappe durement les habitants de cette région, malgré les opérations militaires menées pour rétablir la sécurité.
Face à cette situation jugée alarmante, l'organisation citoyenne appelle les autorités congolaises à renforcer les dispositifs sécuritaires et les opérations militaires afin d'assurer une meilleure protection des civils et de mettre un terme aux attaques meurtrières.
Cette alerte intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des incidents sécuritaires dans le territoire de Mambasa. Ces derniers jours, plusieurs événements préoccupants ont été signalés, notamment l'incendie de motos abandonnées par des civils sur l'axe Makumo–Mahu, la capture d'un présumé combattant ADF à Bela, ainsi que de nouvelles attaques et massacres visant les populations civiles. Autant de faits qui témoignent de la persistance de l'insécurité dans cette partie de la province de l'Ituri.
Les organisations locales estiment qu'une intensification des opérations de sécurisation demeure indispensable pour restaurer la confiance des populations et prévenir de nouvelles pertes en vies humaines.
La situation demeure également préoccupante dans la province voisine du Nord-Kivu, particulièrement dans le territoire de Beni et dans plusieurs localités situées à la périphérie de la ville de Beni. Confrontées à des attaques répétées, les populations réclament une réévaluation du mode opératoire de l'opération conjointe Shujaa, menée par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et l'armée ougandaise (UPDF).
Enfin, pour de nombreux habitants, une adaptation de cette stratégie militaire apparaît nécessaire afin d'endiguer durablement les violences qui frappent l'est de la RDC depuis près d'une décennie.
MKG

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