La localité d’Alima apparaît comme l’épicentre de ces violences. Vingt-sept personnes y ont été tuées lors de l’attaque. Dans les villages voisins, deux autres victimes ont été recensées à Manyama et au moins trois à Kasoko, parmi lesquelles deux femmes et un homme.
Selon Rams Malikidogo, activiste des droits humains dans la région, les assaillants auraient mis en place une stratégie visant à empêcher toute fuite des habitants avant de passer à l’attaque.
« Les ADF ont d’abord encerclé Alima en fermant tous les points de sortie. Habituellement, lorsque la partie nord est attaquée, la population fuit vers le sud. Mais cette fois-ci, les rebelles ont anticipé en frappant d’abord le sud avant de lancer l’assaut au nord. Vingt-sept corps ont déjà été retrouvés à Alima, et cinq autres dans les villages de Manyama et Kasoko », explique-t-il.
Il redoute toutefois un bilan plus lourd, plusieurs habitants étant toujours portés disparus après ces attaques.
Le défenseur des droits humains dénonce par ailleurs l’absence d’une intervention rapide des forces de sécurité malgré les alertes lancées par les populations locales avant les assauts. Il appelle les autorités militaires à renforcer les dispositifs de protection des civils et à intensifier les opérations contre les groupes armés actifs dans cette partie de l’Ituri.
MKG

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