Ce mouvement de retour est principalement attribué à l’accalmie observée ces dernières semaines, consécutive aux opérations conjointes menées par les Forces armées de la RDC (FARDC) et l’armée ougandaise (UPDF). Des activistes locaux de défense des droits humains estiment que cette amélioration relative de la situation sécuritaire a encouragé les populations à revenir progressivement dans leurs milieux d’origine.
Selon Radio Okapi, la dernière vague de déplacés, en provenance notamment d’Eringeti, Oicha, Beni et Butembo, dans la province voisine du Nord-Kivu, est arrivée mardi 6 janvier dans les localités de Ndalya et d’Otmaber, au sein de la chefferie de Walese Vonkutu.
La réouverture de la RN4, récemment réhabilitée, a également joué un rôle déterminant. Couplée au renforcement des patrouilles de sécurité, elle a facilité les déplacements des populations de retour. « Les gens rentrent par motos ou par véhicules. La réouverture de la RN4 et l’accalmie sécuritaire rendent ce retour possible, avec un dispositif de sécurité amélioré », témoigne Christophe Munyanderu, activiste en mission de monitoring.
À terme, ce retour progressif devrait permettre aux populations de retrouver l’accès à leurs champs et de relancer leurs activités agricoles, un élément clé de leur résilience après des mois de déplacement. Les dispositifs sécuritaires conjoints FARDC-UPDF sont ainsi salués par les acteurs locaux pour leur contribution à la stabilisation progressive de cette zone longtemps meurtrie.
MKG

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