D’après la coordination de la Société civile du Congo (SOCICO), ces victimes auraient été exécutées par des miliciens du groupe Chini ya Tuna, en violation flagrante des engagements pris dans le cadre des accords de cessation des hostilités. L’organisation évoque des exécutions sommaires de civils sans défense, sur fond de violences persistantes dans la région.
Parmi les personnes tuées figurent notamment Alphonsine, Chika, Itahande Kakani, Btayo Munje, Sifatiy, Émile et Mayele. La société civile précise que plusieurs victimes étaient des chefs de famille et des soutiens essentiels pour leurs proches, aggravant ainsi l’impact social de ces attaques.
« On ne peut pas prétendre s’engager pour la paix tout en continuant à massacrer des innocents », a dénoncé la coordination citoyenne d’Irumu, qualifiant ces faits de « grave trahison des accords de paix ». Elle alerte sur les conséquences de cette attaque dans un contexte sécuritaire déjà extrêmement fragile en Ituri.
Face à ce qu’elle décrit comme un massacre, la société civile appelle les autorités congolaises à l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante, confiée à l’auditorat militaire, afin d’identifier et de traduire en justice les auteurs de ces crimes. Elle réclame également un renforcement urgent du dispositif sécuritaire pour protéger les populations civiles.
À ce stade, aucune réaction officielle n’était disponible de la part des autorités militaires ni des responsables présumés de la milice mise en cause.
Rédaction

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