Selon des témoins, des habitants ont tenté de s’en prendre à deux personnes suspectées d’être liées aux rebelles ADF, accusées d’être impliquées dans les tueries survenues dans le territoire de Mambasa. L’intervention de la police pour éviter un lynchage a déclenché des échauffourées.
Lors de ces affrontements, les forces de l’ordre ont fait usage de balles réelles, faisant deux morts parmi les civils, dont une jeune fille, selon les habitants présents sur place. Ces incidents reflètent la tension extrême qui règne dans la région et une méfiance grandissante de la population envers les autorités sécuritaires.
Parallèlement, des divergences persistent autour du bilan du massacre de Bafwakoa. Dans un communiqué, l’armée congolaise, relayée par le gouvernement, évoque au moins 43 civils tués. La société civile locale parle, elle, d’un bilan plus lourd : 46 corps retrouvés et environ 30 personnes enlevées par les assaillants.
Ces chiffres sont corroborés par plusieurs habitants du village de Bafwakoa, qui décrivent une attaque d’une extrême violence attribuée aux rebelles ADF, un groupe armé d’origine ougandaise régulièrement accusé d’exactions contre les civils dans l’Est de la République démocratique du Congo, (RDC).
Dans un contexte marqué par la répétition de massacres et l’absence d’une réponse sécuritaire jugée efficace, ces nouveaux incidents traduisent une montée de la frustration et un risque accru de justice populaire.
Alors que les autorités appellent au calme, la situation en Ituri reste volatile, avec des communautés prises entre la menace persistante des groupes armés et une confiance fragilisée envers les forces de sécurité.
MKG

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