Dans cette déclaration, l'ancien chef de l'État affirme que la réforme envisagée s'inscrit dans un contexte qu'il juge préoccupant pour la démocratie congolaise. Il rappelle avoir déjà alerté l'opinion publique, en mai 2025, sur ce qu'il considérait comme une dégradation progressive du fonctionnement des institutions et de la cohésion nationale. Selon lui, cette situation se serait aggravée au cours des derniers mois.
Pour Joseph Kabila, le projet de révision constitutionnelle constitue une étape supplémentaire vers une concentration excessive du pouvoir. Il estime que les initiatives engagées autour de cette réforme traduisent une volonté de remettre en cause les principes de l'alternance politique ainsi que les fondements du pacte républicain qui unit les différentes composantes de la nation congolaise.
L'ancien président soutient que le débat dépasse le cadre des rivalités politiques traditionnelles. À ses yeux, il concerne directement l'avenir des institutions, la stabilité du pays et les générations futures.
S'appuyant sur l'article 64 de la Constitution, qui consacre le devoir des citoyens de faire échec à toute prise ou exercice du pouvoir exercé en violation des dispositions constitutionnelles, Joseph Kabila invite les Congolais à s'impliquer activement dans la défense de l'ordre constitutionnel.
Il appelle ainsi les citoyens à soutenir les initiatives politiques et sociales opposées au projet de révision, tout en plaidant pour une mobilisation nationale transcendant les appartenances provinciales, religieuses, linguistiques ou partisanes.
Dans son message, il exhorte également chaque famille, chaque quartier, chaque village et chaque ville à rester vigilants face aux atteintes présumées aux libertés publiques, aux droits des citoyens et aux principes de bonne gouvernance. Il réaffirme, par ailleurs, son attachement à une RDC « une, indivisible et démocratique » et insiste sur la nécessité de préserver la paix, la démocratie et l'avenir du pays.
Cette prise de position intervient alors que la question de la réforme constitutionnelle continue d'alimenter le débat politique en RDC. Les partisans du projet estiment qu'une adaptation de certaines dispositions de la Loi fondamentale est nécessaire pour répondre aux défis institutionnels actuels. À l'inverse, plusieurs acteurs politiques et organisations de la société civile réclament un large consensus national avant toute modification de la Constitution.
Par son intervention, Joseph Kabila vient ainsi renforcer le camp des opposants à la révision constitutionnelle, dans un contexte où cette question s'impose comme l'un des principaux enjeux de la vie politique congolaise.
Rédaction

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