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JUSTICE

Justice congolaise : Constant Mutamba de nouveau devant la Cour de cassation dans une affaire liée au FRIVAO

C’est dans un contexte politique tendu que s’est ouverte, ce lundi 13 juillet 2026, devant la Cour de cassation à Kinshasa, l’audience opposant le ministère public à Chançard Bolukola et à l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba. Les deux prévenus sont poursuivis dans une affaire de présumée tentative de détournement de fonds au préjudice du Fonds spécial de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).

Constant Mutamba, ancien ministre de la justice congolaise, à nouveau devant la Cour de cassation, lundi 13 juillet 2026, à Kinshasa. Crédit photo l'ACP.
Constant Mutamba, ancien ministre de la justice congolaise, à nouveau devant la Cour de cassation, lundi 13 juillet 2026, à Kinshasa. Crédit photo l'ACP.

Cette comparution intervient plusieurs mois après la condamnation de Constant Mutamba à trois ans de prison par la même juridiction pour détournement de deniers publics. Il avait été reconnu coupable dans le dossier relatif à la gestion de plus de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison centrale à Kisangani, dans la province de la Tshopo. L’ancien ministre comparaît cette fois dans une procédure distincte, portant sur la gestion du FRIVAO, où il est soupçonné d’avoir tenté de détourner des fonds destinés à l’indemnisation des victimes.

Créé pour administrer les réparations accordées à la République démocratique du Congo après la condamnation de l’Ouganda par la Cour internationale de justice (CIJ), le FRIVAO est alimenté par les 325 millions de dollars que Kampala est tenue de verser à Kinshasa au titre des exactions commises entre 1998 et 2003 dans l’est du pays. Depuis janvier 2026, ce fonds est au cœur d’une vive controverse, sur fond de soupçons de détournement. Des enquêtes sont en cours et pourraient déboucher sur de nouvelles interpellations.

À la veille de l’audience, la Nouvelle Génération pour l’Émergence (NOGEC), le parti de Constant Mutamba, a dénoncé ce qu’elle qualifie de « procès politique ». Dans un communiqué, cette formation de l’opposition républicaine estime que la procédure engagée contre son président alimente les divisions politiques en République démocratique du Congo et détourne l’attention de l’opinion publique des principaux défis auxquels le pays est confronté.

Le parti soutient en outre que les autorités devraient privilégier la recherche de solutions aux crises qui secouent le pays, en particulier à l’insécurité persistante dans l’est de la RDC, plutôt que de poursuivre des figures de l’opposition devant les juridictions.


Gloire MALUMBA.K

LA REDACTION

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