Selon un récit publié par Radio Okapi, cette flambée des prix s’explique principalement par la faiblesse de l’offre sur le marché local. La situation remonte à la fermeture, en 2007, de l’Union des Brasseries Africaines (UNIBRA). Près de vingt ans après l’arrêt de ses activités, le Kasaï-Central demeure dépourvu d’une unité de production capable de satisfaire la demande locale.
Pour approvisionner les points de vente, les commerçants doivent acheminer les boissons depuis d’autres provinces, notamment celles de l’espace Grand Katanga, ou encore depuis l’Angola voisin. Ces circuits d’approvisionnement, longs et coûteux, renchérissent les frais de transport et se répercutent directement sur les prix payés par les consommateurs.
Dans les débits de boissons de la ville, les conséquences de cette situation se font déjà sentir. Au bistrot Canal de Suez, dans la commune de Ndesha, la fréquentation a sensiblement diminué et les ventes ralentissent. Une bouteille de Nkoyi y est vendue à 6 000 francs congolais, tandis qu’une Tembo peut atteindre 7 500 francs. Les tenanciers affirment que cette hausse des tarifs affecte fortement leur activité et réduit leur chiffre d’affaires.
Confrontés à l’augmentation continue des prix, certains consommateurs modifient leurs habitudes. Plusieurs se tournent vers des boissons fortement alcoolisées, considérées comme plus accessibles financièrement, à l’image du Tshitshiampa. Un choix dicté avant tout par des contraintes économiques.
Cette tendance préoccupe toutefois les professionnels de santé. Ces derniers alertent sur les dangers liés à la consommation excessive d’alcools forts, rappelant qu’elle peut entraîner de graves problèmes de santé, augmenter les risques d’accidents et favoriser des comportements à risque.
MKG

Commentaires (0)
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter!