L’alerte a été lancée par Ben Serkal, officier de liaison chargé des relations extérieures et des affaires de la diaspora au sein de Bunge la Mwananchi. Selon lui, les informations recueillies font état d’activités de recrutement qui viseraient notamment à contribuer à la déstabilisation des institutions congolaises.
« Le groupe M23 recrute au sein des églises et dans les camps de réfugiés, avec pour objectif de déstabiliser le gouvernement congolais », a affirmé Ben Serkal, sans fournir, à ce stade, d’éléments permettant d’étayer publiquement ces accusations.
Le responsable de Bunge la Mwananchi a condamné toute implication éventuelle de ressortissants kényans dans des activités susceptibles d’alimenter l’instabilité dans l’est de la RDC. Il a également rappelé que le Kenya entend préserver son image de pays attaché à la paix et ne souhaite pas être associé à des initiatives visant à soutenir ou faciliter des opérations de déstabilisation en RDC.
Une pétition annoncée
Face à ces informations, la fraternité Bunge la Mwananchi prépare une pétition qui devrait être déposée la semaine prochaine auprès des instances compétentes. L’initiative vise à porter ces allégations à l’attention des autorités et à demander que des vérifications soient menées afin d’établir les éventuelles responsabilités.
Ben Serkal a également appelé ses collègues à se mobiliser. « Nous devons nous exprimer et nous engager pour contrer cette menace », a-t-il exhorté.
Cette alerte intervient alors que la situation sécuritaire demeure tendue dans l’est de la RDC, où les affrontements et les déplacements de populations entretiennent les inquiétudes sur les activités des groupes armés et les risques de nouvelles déstabilisations.
Des accusations qui restent à vérifier
À ce stade, les informations sur un éventuel recrutement du M23 dans des églises et des camps de réfugiés reposent sur les témoignages rapportés par Ben Serkal. Elles nécessitent donc des vérifications indépendantes et d’éventuelles réactions des autorités congolaises et kényanes, ainsi que des responsables des structures citées.
Si elles étaient confirmées, de telles opérations menées dans des lieux accueillant des populations civiles, dont certaines particulièrement vulnérables, constitueraient un développement préoccupant dans le contexte sécuritaire de l’est de la RDC.
La pétition annoncée pour la semaine prochaine pourrait ainsi constituer une première démarche formelle destinée à soumettre ces allégations aux autorités compétentes et à réclamer l’ouverture de vérifications.
MKG

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