La remise des clés à Kimfuta Nsola, en présence notamment d’un huissier de justice, d’éléments de la Police nationale congolaise et de plusieurs habitants du quartier, a marqué son retour effectif dans les lieux.
« Dans un État de droit, une décision de justice ne peut rester théorique : elle doit être effectivement exécutée », a déclaré Guillaume Ngefa à cette occasion. Selon lui, l’État doit veiller, « dans le respect de la Constitution, de la loi et de l’indépendance du pouvoir judiciaire », à ce que les droits reconnus par la Justice soient effectivement protégés.
D’après les éléments communiqués par le ministère de la Justice, Victorine Kimfuta Nsola avait acquis cette parcelle en 1981. Elle en avait été déguerpie en 2012, à l’issue d’un long différend immobilier.
Elle avait déjà retrouvé les lieux en 2020, en exécution d’une décision de justice. Mais quelques heures seulement après cette réinstallation, elle en avait de nouveau été évincée dans le cadre d’un différend l’opposant à un haut responsable militaire.
Saisi de l’affaire, le ministre d’État avait demandé à l’Inspecteur général des services judiciaires et pénitentiaires de prendre, dans le cadre de ses attributions, les dispositions nécessaires auprès des autorités compétentes afin de veiller à l’exécution effective des décisions judiciaires rendues dans ce dossier.
« Aujourd’hui, Madame Kimfuta Nsola retrouve sa parcelle et ses droits. Cet acte rappelle que nul n’est au-dessus de la loi et que chaque citoyen a droit à la protection de la Justice », a souligné le ministre de la Justice.
Le gouvernement veut renforcer l’exécution des décisions de justice
Pour le ministère de la Justice, cette réinstallation s’inscrit dans la lutte contre la spoliation des biens immobiliers publics et privés. Elle doit notamment contribuer à garantir l’effectivité des décisions judiciaires et la protection des droits reconnus aux justiciables.
La présence du ministre sur le terrain illustre également la volonté des autorités de faire de l’exécution des décisions de justice un levier de restauration de la confiance des citoyens dans l’appareil judiciaire.
Le ministère rappelle qu’aucune fonction, qualité ou position sociale ne saurait placer un citoyen au-dessus de la loi ni justifier la privation arbitraire des droits légalement reconnus à autrui.
Cette démarche s’inscrit, selon le ministère, dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur de la consolidation de l’État de droit, ainsi que dans la politique du gouvernement dirigé par la première ministre, Judith Suminwa Tuluka, visant notamment à renforcer l’autorité de la Justice et la protection des droits des citoyens.
Le ministère de la Justice assure enfin vouloir poursuivre la lutte contre les spoliations, les occupations illégales et les déguerpissements irréguliers à travers le pays, dans le respect de la Constitution, des lois de la République et des procédures en vigueur.Je peux aussi vous proposer une version plus percutante pour un média en ligne, avec un titre plus accrocheur et un chapeau journalistique court.
Labora

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