Selon une dépêche de la cellule de communication du ministère, au cours de cette audience, il a été rappelé que les présumés assaillants ont été identifiés et placés à la disposition de la justice. Actuellement détenus à la prison de Makala, ils feront l’objet d’une procédure judiciaire complète afin d’établir toutes les responsabilités, y compris celles liées aux manquements institutionnels.
Accompagnés de proches et d’amis profondément touchés, les parents sont venus porter la voix d’un enfant arraché à la vie et demander que justice soit rendue, sans faiblesse ni complaisance.
Dans un témoignage empreint de douleur, le père de la victime a retracé, avec une émotion palpable, les circonstances ayant conduit à la mort de son fils. « Nous sommes venus ici parce que notre fils, Life Lifoko Isolena, a été assassiné… C’est pour cela que nous avons contacté le Call Center du Ministère afin de rencontrer le Ministre. »
Face au Ministre, il a également expliqué comment une situation liée au paiement du minerval, pourtant en voie de régularisation, s’est transformée en drame irréversible. Bien que l’argent ait été reçu et qu’une dérogation ait été accordée, l’élève a été chassé de l’école, livré à lui-même et exposé à des menaces qui, ce jour-là, se sont matérialisées de la manière la plus tragique.
La même source précise que le père a surtout insisté sur ce qui, selon lui, constitue une faille grave du système de protection scolaire. « L’enfant n’était pas dans une zone de guerre. Il était à l’école, en pleine capitale. Nous envoyons nos enfants à l’école pour être éduqués, mais pas pour mourir. » Il a également dénoncé l’absence de secours immédiat et le refus d’assistance au moment critique, soulignant que le drame s’est produit juste devant la porte de l’établissement, là même où la loi impose une protection renforcée des élèves.
Très touché, le Ministre d’État Guillaume Ngefa a longuement écouté les parents, partageant leur douleur et exprimant son indignation face à des actes aussi graves commis en milieu scolaire.
À l’issue de la rencontre, les parents ont réaffirmé leur détermination à voir la justice triompher, non seulement pour leur fils Life Lifoko Isolena, mais aussi pour prévenir que de tels drames ne se reproduisent plus jamais dans les écoles du pays.
« Car la mort de Life n’est pas un simple fait divers : elle interpelle la conscience nationale et rappelle avec force que l’école doit rester un lieu de protection, de savoir et de vie, et non un lieu de danger ou de mort», conclut la note officielle du ministère de la justice.
Gloire MALUMBA.K

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