Un délai de soixante-douze (72) heures a été accordé au ministre provincial de la Santé, de l’Hygiène et de la Prévention, Patricien Gongo, pour répondre aux préoccupations des députés provinciaux, à la suite de son interpellation mercredi à l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Les échanges ont porté sur la gestion des indemnisations des sinistrés des pluies diluviennes survenues les 4 et 5 avril derniers dans la capitale congolaise.
Selon une dépêche de l’Agence congolaise de presse (ACP), la séance plénière du 12 novembre, présidée par le rapporteur de l’Assemblée, André Nkongolo Nkongolo, s’est tenue en l’absence du président et de la vice-présidente, tous deux en mission officielle.
Dans une déclaration à la presse, le député provincial Jared Mpanzu, élu de Bandalungwa, a indiqué que la plénière était consacrée à l’examen de la gestion du cantonnement, du suivi post-catastrophe et de l’indemnisation des victimes. Le ministre a, pour sa part, sollicité un délai supplémentaire de 72 heures afin de fournir des réponses détaillées aux préoccupations formulées par les élus.
Pour Jared Mpanzu, le ministre était tenu d’assurer la coordination des secours, l’assistance et l’indemnisation des sinistrés, ainsi que la transparence dans la gestion des aides humanitaires. « Huit mois après ces événements, l’Assemblée provinciale a été saisie de nombreuses plaintes dénonçant une mauvaise gestion et une répartition discriminatoire des aides, un recensement opaque des sinistrés, ainsi que l’abandon des sites de cantonnement dans des conditions insalubres », a fustigé le député.
La controverse porte notamment sur la gestion d’un fonds évalué à 9 000 000 USD (neuf millions de dollars américains), débloqué par le gouvernement central pour l’assistance humanitaire. Les modalités d’attribution de ces fonds et la liste des bénéficiaires demeurent floues, tandis que plusieurs familles recensées affirment n’avoir reçu aucune aide.
Gloire MALUMBA.K

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