D'après un communiqué rendu public, ces décisions ont été prises après la réception, le même jour, par le ministre Roger Kamba, du rapport de l’Inspection générale de la santé, examiné lors d’une réunion consacrée à cette affaire.
Selon ce rapport, les faits constituent une « violation grave » de la dignité humaine, des règles déontologiques et du respect de l’intimité de la patiente. Une situation jugée d’autant plus préoccupante que des images de la scène ont circulé en ligne, suscitant une vive émotion.
Face à la gravité des faits, le gouvernement a décidé de saisir la justice. Le dossier a également été transmis au Conseil de l’Ordre des médecins, appelé à ouvrir une enquête et à envisager d’éventuelles sanctions disciplinaires contre les professionnels impliqués.
Dans la foulée, une inspection exceptionnelle a été ordonnée au sein de l’établissement concerné. Les agents identifiés ont été suspendus à titre conservatoire, dans l’attente des conclusions des procédures en cours. Par ailleurs, un audit national des pratiques de prise en charge des patients sera lancé dans l’ensemble des structures sanitaires, publiques comme privées.
En parallèle, le ministère poursuit la mise en place d’un dispositif national unifié de gestion des plaintes et signalements. Objectif : améliorer le suivi des cas, renforcer la transparence et garantir une meilleure sécurité dans les établissements de santé.
Les autorités rappellent enfin que toute atteinte à la dignité des patients est inacceptable. Elles insistent sur le respect strict des principes éthiques par les soignants et invitent les citoyens à signaler tout abus. « Chaque patient a droit à des soins dignes, sans discrimination », souligne le ministère, qui promet des sanctions « immédiates, exemplaires et rendues publiques » en cas de manquement grave.
MKG

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