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JUSTICE

Kinshasa : des ONG alertent sur des menaces visant des proches de l’opposition

À Kinshasa, le climat politique continue de susciter des inquiétudes parmi les organisations de défense des droits humains. Samedi 25 avril, le Réseau de défense des droits humains en RDC (RSDD–RDC), soutenu par le mouvement Révolution Rupture, a dénoncé une série de menaces, d’intimidations et de violences visant des proches d’opposants politiques, notamment ceux du MLP de Franck Diongo et de l’entourage de Seth Kikuni.

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Selon l’organisation, plusieurs militants et acteurs engagés seraient ciblés en raison de leur proximité avec l’opposition et de leurs prises de position critiques contre certaines pratiques dénoncées comme arbitraires.

Le RSDD–RDC affirme avoir recueilli plusieurs témoignages faisant état de menaces de mort et d’actes de harcèlement répétés contre des proches des deux opposants. Parmi les personnes citées figurent Freddy Okito, Axel Mavinga, Mbondo Tony Lepio et Junior Okaso, présentés comme proches de Franck Diongo, ainsi que Mathieux Watumba et Mike Ngweti dans l’entourage de Seth Kikuni. L’organisation évoque également des pressions exercées sur leurs familles, affirmant que ces personnes seraient traquées par des groupes assimilés à des milices proches du pouvoir de Kinshasa.

Ces nouvelles dénonciations rappellent une série d’incidents déjà signalés au cours des derniers mois. Le 20 mai 2023, lors d’une marche de l’opposition, Franck Diongo accusait déjà la « Force du Progrès », branche de jeunes affiliée à l’UDPS, d’avoir agressé ses militants. Quelques mois plus tard, le 15 décembre 2023, l’opposant affirmait avoir été menacé à Ngaliema par des membres de cette structure. Le lendemain, au cours d’une conférence de presse, il déclarait que ces derniers auraient reçu pour mission de les « éliminer physiquement », renforçant les tensions autour de la sécurité des acteurs de l’opposition.

Dans ses révélations, le RSDD–RDC pointe également la présence présumée de militants de l’UDPS et de membres de la « Force du Progrès » impliqués dans des actes de violence, parfois avec des armes blanches et, selon certains témoignages, des armes à feu.

L’organisation évoque aussi l’implication d’hommes en uniforme militaire et dénonce l’existence supposée de pratiques assimilables à des dispositifs de sécurité parallèles dans certaines communes de Kinshasa, notamment à Ngaliema.

Face à cette situation, les ONG appellent les autorités congolaises à garantir la sécurité des personnes citées et à préserver les libertés fondamentales dans un contexte politique marqué par de fortes tensions.

Junior Nzumi

LA REDACTION

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