Selon une dépêche de l’Agence congolaise de presse, cette décision fait suite à une réunion tenue le même jour entre le commissaire provincial de la police, Israël Kantu, et les délégués des associations de transporteurs.
« Nous nous sommes réunis aujourd’hui avec les présidents des associations de transport de la ville de Kinshasa au sujet de la grève prévue les 30 et 31 mars. Au cours des échanges, nous les avons appelés à renoncer à ce mouvement, et un accord a été trouvé. La grève n’aura plus lieu », a déclaré le commissaire divisionnaire.
Cette annonce intervient dans un climat de tensions persistantes entre les chauffeurs et les autorités urbaines. Le 16 mars dernier, un mouvement de protestation avait déjà fortement perturbé la circulation dans la capitale, plongeant des milliers d’habitants dans des difficultés de déplacement, certains contraints de parcourir de longues distances à pied faute de transport en commun.
À l’origine de ces perturbations : les dénonciations récurrentes de « tracasseries excessives » imputées aux agents de régulation routière. Les contrôles jugés abusifs, notamment ceux relevant de l’Hôtel de ville, avaient poussé de nombreux conducteurs à suspendre leurs activités.
Pour Kakule Kimbula Bienvenue, président de l’Association des chauffeurs, ce mouvement était l’aboutissement d’un ras-le-bol longtemps ignoré. « Les chauffeurs se plaignaient du comportement de l’équipe déployée sur le terrain, des abus commis à leur encontre, mais aussi de l’incivisme observé. Nous avions saisi les autorités compétentes, sans réaction. Ce sont finalement les chauffeurs eux-mêmes qui ont décidé de cesser les activités », a-t-il expliqué.
Le responsable a également pointé la multiplication des exigences administratives imposées aux conducteurs, évoquant notamment l’introduction de nouvelles obligations, en plus du permis de conduire, telles que la carte professionnelle.
Gloire MALUMBA.K

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