Face à la situation, le ministre a précisé que seuls la Police de circulation routière (PCR) et les agents de la Division urbaine des Transports sont habilités à procéder aux contrôles des documents et de l’état des véhicules, les autres services n’intervenant qu’en appui. Cette mise au point vise notamment le déploiement controversé de la brigade spéciale de protection de l’environnement, initié par l’Hôtel de ville.
En marge des échanges, les autorités ont tenté de désamorcer la crise. Selon une dépêche de la cellule de communication du gouvernorat, les chauffeurs de taxis et taxi-bus de Kinshasa ont été appelés à reprendre leurs activités dès ce mardi 17 mars 2026.
Dans le même esprit d’apaisement, un moratoire a été accordé aux propriétaires de véhicules ne répondant pas encore à toutes les exigences de conformité, tout en maintenant l’obligation de se mettre en règle dans les délais impartis.
Plus tôt dans la journée de lundi, la circulation avait été fortement perturbée à Kinshasa. Des milliers d’habitants ont éprouvé des difficultés à se rendre sur leurs lieux de travail, certains étant contraints de parcourir de longues distances à pied, faute de transport en commun.
À l’origine de cette paralysie : un mouvement de protestation des chauffeurs dénonçant des « tracasseries excessives » de la part des agents de régulation routière. Jugés abusifs, les contrôles imposés par l’Hôtel de ville ont conduit de nombreux conducteurs à suspendre leurs activités.
Selon Kakule Kimbula Bienvenue, président de l’Association des chauffeurs, cette décision faisait suite à plusieurs alertes restées sans réponse. « Les chauffeurs se plaignaient du comportement de l’équipe déployée sur le terrain, des abus commis à leur encontre, mais aussi de l’incivisme observé. Nous avions saisi les autorités compétentes, sans réaction. Ce sont finalement les chauffeurs eux-mêmes qui ont décidé de cesser les activités », a-t-il expliqué.
Le responsable a également dénoncé la multiplication des exigences imposées aux conducteurs, évoquant notamment l’introduction de nouvelles obligations, en plus du permis de conduire, telles qu’une carte professionnelle.
Privés de moyens de transport, de nombreux habitants se sont tournés vers la marche ou les motos, devenues les principales alternatives, tandis que d’autres, découragés, ont préféré rebrousser chemin.
Gloire MALUMBA.K

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