Selon les informations rapportées, le médecin, inscrit au Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) sous le numéro 25.302, se trouvait à bord d’un bus de transport en commun de type 207 alors qu’il revenait d’une activité de collecte de données menée dans le cadre de sa spécialisation. En chemin, il aurait été témoin d’un accident impliquant une motocyclette et une personne grièvement blessée.
Face à l’absence d’une assistance immédiate, le praticien aurait pris l’initiative de mobiliser les personnes présentes afin de faciliter l’évacuation de la victime vers le centre de santé le plus proche. Une démarche qui, selon les mêmes informations, aurait été suivie de son interpellation par la police.
Le médecin aurait ensuite été placé en détention, au motif présumé que l’état clinique préoccupant de la victime justifierait sa mise en cause en qualité de principal suspect. Les circonstances exactes de cette interpellation, de même que les éléments susceptibles de fonder son maintien en détention, restent toutefois à établir.
L’affaire soulève des interrogations sur le traitement réservé aux professionnels de santé qui portent assistance à des personnes en situation d’urgence. Elle pose notamment la question de la détermination des responsabilités dans un accident de la circulation, laquelle devrait reposer sur des faits vérifiés et des éléments objectifs.
Face à cette situation, l’organisation Sauvons la corporation médicale-ONG (SCM-ONG) annonce son arrivée imminente sur les lieux afin de s’informer des circonstances de l’interpellation et d’entreprendre les démarches nécessaires pour obtenir la libération du médecin, si son maintien en détention ne repose sur aucune base légale.
Dans sa prise de position, la SCM-ONG condamne fermement tout comportement susceptible de porter atteinte à la dignité, à la liberté et à la sécurité des médecins dans l’exercice de leurs responsabilités professionnelles et de leur devoir d’assistance.
Pour l’organisation, le fait de porter secours à une personne en danger ne devrait pas, en lui-même, exposer un professionnel de santé à des mesures injustifiées. La protection des patients et celle des soignants doivent aller de pair, dans le respect de la loi, de la présomption d’innocence et des droits fondamentaux.
MKG

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