À ce sujet, le secrétaire d’État américain devra présenter ses conclusions au Congrès dans un délai de 180 jours. Le rapport examinera notamment : le respect par le Rwanda de ses engagements dans le cadre de ces accords ; les risques de corruption, de mauvaise gouvernance et d’instabilité liés aux partenariats économiques ; l’impact potentiel sur la paix et la sécurité en RDC ; le rôle de la société civile congolaise et rwandaise dans le processus décisionnel ; ainsi que les effets des projets financés par les États-Unis sur les populations locales, qu’ils soient bénéfiques ou préjudiciables.
https://x.com/xtr_africa/status/1968339658850381941?t=z6cy8FyR9KGwRLyhUxkWCA&s=19
Un signal fort pour Kigali
Depuis plusieurs années, le gouvernement de Paul Kagame promeut l’idée d’une « coopération régionale ». Mais cet amendement traduit un changement de ton de Washington, qui ne prend plus pour argent comptant les déclarations rwandaises. Les législateurs américains s’interrogent désormais ouvertement sur le rôle du Rwanda dans la région et sur sa contribution à la paix ou aux conflits.
Le régime de Kagame, longtemps présenté comme un partenaire stable tout en tirant profit des ressources congolaises, pourrait voir son image de fiabilité sur la scène internationale remise en question si le rapport met en évidence corruption ou incitation aux conflits.
Selon les dispositions de l’amendement, le premier rapport sera rendu six mois après l’entrée en vigueur de la loi, suivi de mises à jour tous les 180 jours pendant deux ans, soumettant ainsi le gouvernement rwandais à un suivi continu de Washington. Pour la RDC, ce texte constitue une étape vers la mise en lumière des manipulations économiques du Rwanda et de leur rôle dans l’instabilité régionale. Pour Kigali, c’est un avertissement clair : l’époque de l’impunité totale pourrait toucher à sa fin.
Gloire MALUMBA.K

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