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Levée des immunités de Joseph Kabila : l’ODEP met en garde contre toute dérive institutionnelle

L'Observatoire de la dépense publique (ODEP) met en garde contre une dérive institutionnelle suite à la levée des immunités parlementaires de l'ex-président Joseph Kabila, soulignant l'importance du dialogue pour préserver la cohésion nationale en période de crise.

Joseph Kabila, ancien président de la République démocratique du Congo (RDC)
Joseph Kabila, ancien président de la République démocratique du Congo (RDC)


S’agissant de la levée des immunités parlementaires de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, par le Sénat, l’Observatoire de la dépense publique (ODEP) met en garde contre toute « dérive institutionnelle et politique » ainsi que contre toute tentative de manipulation des institutions à des fins partisanes.

C’est ce qu’a déclaré le président de cette organisation, Florimond Muteba, ce jeudi 15 mai, lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa. Cette déclaration intervient alors que le Sénat examinait, le même jour, un réquisitoire visant à autoriser des poursuites judiciaires contre Joseph Kabila.

L’ODEP s’est également opposé à la procédure de levée des immunités parlementaires du sénateur à vie. Selon l'organisation, le moment n’est pas opportun pour engager une telle démarche.

« Sans avoir été jugé ni condamné, le ministre de la Justice a ordonné le pillage des biens appartenant à Joseph Kabila. C’est un citoyen qui a droit à la protection d’un État de droit, aux lois et à la Constitution. Ses domaines à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, ont même été violés. Tout cela est inacceptable, car si nous aspirons à une paix durable, nous devons avant tout préserver la cohésion nationale », a déclaré Florimond Muteba.

Face à cette situation, il a lancé un appel au président Félix Tshisekedi afin que celui-ci engage un dialogue avec son prédécesseur, en vue d’apaiser les tensions et de promouvoir la cohésion nationale en cette période de crise.

« Nous devons dialoguer entre nous. Aujourd’hui, il semble plus facile d’aller dialoguer avec l’émir du Qatar qu’avec celui qui vous a pacifiquement remis le pouvoir. La cohésion est menacée. Et si elle l’est, le dialogue intercongolais ne pourra pas avoir lieu », a-t-il regretté.

Gloire MALUMBA.K

LA REDACTION

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