Le drame est survenu mercredi 11 mars 2026. Jusqu’à ce jeudi 12 mars, les circonstances exactes de l’accident ne sont pas encore clairement établies et aucun bilan officiel n’a été communiqué. Des sources locales indiquent toutefois que plusieurs corps ont déjà été retirés des décombres.
Les autorités locales ainsi que les responsables de l’entreprise minière détentrice de la concession ne se sont pas encore exprimés publiquement sur l’ampleur de la catastrophe.
Sur place, les opérations de secours se poursuivent. Elles sont principalement menées par d’autres creuseurs artisanaux qui tentent, avec des moyens rudimentaires, de retrouver d’éventuels survivants ou d’autres corps ensevelis sous la terre.
Par ailleurs, selon les premiers témoignages recueillis, les victimes travaillaient dans des galeries de fortune creusées sans étude technique préalable ni dispositif de soutènement. Ces exploitants artisanaux prennent quotidiennement des risques considérables pour extraire des minerais, notamment du cuivre et du cobalt, dans des zones pourtant interdites au public.
« Ils travaillent dans des conditions extrêmement dangereuses, sans aucun équipement de protection ni mesure de sécurité. La fragilité du sol, accentuée par les creusements désordonnés, rend ces accidents presque inévitables », déplore un acteur de la société civile locale.
La présence de creuseurs artisanaux dans les concessions industrielles demeure l’un des principaux défis sécuritaires dans la province du Lualaba. Cette cohabitation souvent conflictuelle entre exploitation industrielle et artisanale provoque régulièrement des incidents mortels.
Il convient de rappeler que, le 7 février dernier, onze creuseurs artisanaux avaient déjà perdu la vie dans un autre éboulement survenu dans la carrière de Tulwizembe, située à une vingtaine de kilomètres de Kolwezi, chef-lieu de la province.
MKG

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