Dans une déclaration rendue publique à l’issue de ces assises, Cyprien Sangala a fustigé ce qu’il qualifie de mise à l’écart des communautés directement affectées par l’insécurité, notamment celles de Muhangi, du secteur des Bapere, de Manzia et de Mwenye, toutes situées dans le territoire de Lubero. Selon lui, l’absence des populations les plus exposées aux attaques fragilise la légitimité de ce forum, censé réfléchir aux mécanismes de consolidation de la paix. Il estime qu’aucune paix durable ne saurait être envisagée sans l’implication directe des habitants qui subissent quotidiennement les violences.
Le notable met par ailleurs en garde contre les conséquences de cette exclusion, qu’il juge susceptibles de compromettre les efforts de stabilisation durable dans la région. Il annonce son intention de porter les revendications des communautés concernées à travers des initiatives citoyennes prévues à Beni et à Butembo, tout en insistant sur la nécessité d’une approche inclusive intégrant les victimes à toutes les étapes du processus de résolution de la crise sécuritaire.
Cyprien Sangala a également critiqué la gestion sécuritaire des autorités provinciales face à la persistance des violences dans plusieurs localités du territoire de Lubero. Il appelle à une prise en compte urgente des préoccupations des populations du secteur des Bapere et des zones environnantes, régulièrement ciblées par des attaques armées.
Cette sortie médiatique intervient alors que le Forum provincial de paix réunit à Beni des autorités civiles et militaires, des leaders communautaires ainsi que des représentants de la société civile. Ces assises visent à évaluer les stratégies de lutte contre l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo, dans l’espoir de renforcer la coordination des actions en vue de restaurer durablement la paix dans la province du Nord-Kivu.
Grâce MAUA

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