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SÉCURITÉ

Mambasa : après Masenze, une nouvelle attaque présumée des ADF signalée à Mabakuha

La situation sécuritaire reste préoccupante dans le groupement Babila Teturi, en chefferie de Babila Babombi, dans le territoire de Mambasa, en Ituri. Après la découverte, le 28 août, d’un corps sans vie à Masenze, une nouvelle incursion attribuée à des éléments présumés des ADF a été signalée à Mabakuha, selon la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC).

Photo d'illustration.
Photo d'illustration.

D’après Grâce Kakundo Kasamba, coordonnateur de la NSCC dans le groupement Babila Teturi, cette incursion aurait provoqué le départ d’une partie de la population d’Amani. Des habitants auraient quitté leur milieu de vie par crainte de voir l’insécurité gagner davantage de terrain dans la zone.

Le mouvement de population intervient alors que plusieurs communautés de ce secteur restent exposées aux violences. La NSCC appelle les autorités à renforcer la protection des civils et à accroître la présence des forces de sécurité dans les zones considérées comme à risque. L’objectif, selon la structure citoyenne, est de prévenir de nouvelles attaques et de rassurer une population qui dépend essentiellement de l’agriculture.

Des cultivateurs confrontés aux conséquences de l’insécurité

La situation sécuritaire affecte également les activités agricoles dans le groupement Babila Teturi. La NSCC attire notamment l’attention des services chargés de la lutte contre la criminalité économique sur le cas de cultivateurs qui détiendraient à leur domicile du cacao non fermenté.

Selon Grâce Kakundo Kasamba, cette situation s’explique par les conditions dans lesquelles les agriculteurs ont dû abandonner leurs champs. Habituellement, une partie importante de la fermentation du cacao est réalisée directement sur les lieux de production. Mais face aux risques sécuritaires, plusieurs cultivateurs auraient été contraints de quitter précipitamment leurs champs et de ramener leur récolte à domicile avant de procéder à cette étape.

La NSCC demande ainsi aux services concernés de prendre en compte le contexte sécuritaire dans l’appréciation de la situation des producteurs. Elle estime que les pratiques inhabituelles observées chez certains cultivateurs résultent avant tout des contraintes imposées par l’insécurité.

La société civile appelle à la vigilance

Dans le même temps, la structure citoyenne invite les habitants à maintenir leur collaboration avec les FARDC et les autres services de sécurité. Elle les encourage notamment à signaler tout mouvement suspect ou toute information susceptible de contribuer à la prévention de nouvelles attaques.

Pour la NSCC, une réponse rapide des autorités est nécessaire afin de renforcer la protection des populations, limiter les déplacements et permettre aux habitants de reprendre leurs activités dans des conditions plus sûres.

Les informations concernant l’attaque de Mabakuha sont rapportées par la Nouvelle Société civile congolaise et attribuées à des éléments présumés ADF. Les circonstances exactes de l’incident ainsi que son éventuel bilan restent à confirmer auprès des autorités sécuritaires compétentes.


Kayembe.M

LA REDACTION

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