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SÉCURITÉ

Mambasa : encore des civils massacrés à Makumo, les alertes ignorées par les autorités

Une nouvelle tragédie secoue le territoire de Mambasa, en Ituri, où au moins neuf civils ont été tués dimanche soir lors d’une attaque attribuée aux rebelles ADF à Makumo. Malgré des alertes lancées plusieurs heures avant l’assaut, les autorités sécuritaires et la coalition FARDC-UPDF n’auraient pas réagi à temps, laissant les assaillants semer la mort, incendier des habitations et enlever des civils sous le regard impuissant de la population.

Illustration de Mambasa dans la province de l'Ituri
Illustration de Mambasa dans la province de l'Ituri

Le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, replonge dans l’horreur. Dans la soirée du dimanche 10 mai 2026, une attaque attribuée aux rebelles des ADF a frappé le village de Makumo, situé à quelques kilomètres de Biakato. Le bilan provisoire fait état d’au moins neuf civils tués, plusieurs blessés, des maisons incendiées et des habitants emportés par les assaillants, dans une région où les populations dénoncent de plus en plus l’inaction des autorités face à la montée de l’insécurité.


Selon Grâce Kakine, défenseur des droits humains dans la zone, les rebelles ont fait irruption dans le groupement Bengolu avant d’ouvrir le feu sur des civils sans défense. « Il y a provisoirement neuf personnes tuées par balles. Huit maisons ont été incendiées. Il y a aussi des civils emportés par l’ennemi ainsi que d’autres blessés », a-t-il indiqué. L’acteur de la société civile accuse également les autorités sécuritaires d’avoir ignoré les alertes lancées avant l’attaque. « Nous avions signalé depuis hier la présence de l’ennemi à Makele, mais personne n’a réagi. L’intervention est venue après le massacre », dénonce-t-il avec colère.


Alors que la coalition FARDC-UPDF est censée sécuriser cette partie de l’Ituri, cette nouvelle tuerie relance les critiques sur l’efficacité des opérations militaires conjointes. Les habitants de Makumo, Makele, Tokotoko, Mangonzi, Lukaya et Kiyavoka vivent désormais dans la peur permanente d’une nouvelle attaque. Ce drame survient quelques jours seulement après le massacre de Biakato, où une vingtaine de civils avaient déjà perdu la vie dans des circonstances similaires.

Maua GRACE

LA REDACTION

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