L’incident a provoqué une vive colère au sein de la population. En signe de protestation, les habitants ont décrété une grève générale illimitée, paralysant l’ensemble des activités socio-économiques de la localité. Boutiques, marchés et commerces sont restés fermés tout au long de la journée.
Les manifestants réclament notamment le relèvement des militaires FARDC déployés dans la zone. Ils accusent certains éléments de l’armée de se rendre régulièrement responsables de violations des droits humains, ainsi que d’actes de pillage et de vol lors de patrouilles nocturnes.
Face à cette montée des tensions, l’Organisation non gouvernementale de défense des droits humains (ONGDH) Protection Plus a exprimé sa profonde préoccupation. Dans une déclaration signée par son coordonnateur, Me John Vuleveryo Musombolwa, l’organisation met en garde les autorités administratives, militaires et judiciaires contre le risque d’une détérioration supplémentaire de la situation sécuritaire.
L’ONG appelle le gouvernement à diligenter une enquête impartiale afin d’établir les circonstances exactes de la fusillade et de situer les responsabilités. Elle invite également les autorités à prendre en compte les revendications de la population afin d’éviter une escalade des tensions.
« La sécurité ne peut se construire contre les citoyens, mais avec eux », rappelle Protection Plus, qui estime qu’un rétablissement rapide de la confiance entre les forces de sécurité et les habitants demeure indispensable pour prévenir toute confrontation ouverte.
MKG

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