À l’initiative de mouvements citoyens, d’organisations de jeunes et de structures de la société civile, les manifestants ont appelé le président de la République, Félix Tshisekedi, à engager un dialogue direct avec le mouvement AFC-M23, qu’ils estiment être un acteur incontournable pour parvenir à une solution durable au conflit.
Les protestataires ont également exprimé leur désaccord face à l’annonce du retrait de l’AFC-M23 de certaines zones sous son contrôle, notamment la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu. Selon eux, ces territoires auraient connu une amélioration sensible de la situation sécuritaire, contrairement à d’autres zones où sont déployées les Forces armées de la RDC (FARDC) et les groupes d’autodéfense Wazalendo, régulièrement accusés par des habitants de commettre des exactions.
Munis de pancartes et de banderoles, les manifestants ont scandé des slogans appelant au maintien de l’AFC-M23 dans les zones qu’il administre, tout en rejetant la présence des forces loyalistes et des milices locales.
Partie du stade de l’Unité, la marche s’est déroulée sans incidents majeurs. Les manifestants ont progressé en direction du quartier général de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), situé à proximité de l’hôtel Serena. Un mémorandum y a été remis, exhortant la communauté internationale à soutenir un dialogue inclusif et à reconsidérer les décisions relatives au retrait de l’AFC-M23 d’Uvira.
La mobilisation a également été marquée par des messages de solidarité à l’endroit de la population d’Uvira, décrite comme victime d’une insécurité récurrente et de violences attribuées aux forces présentes dans la zone.
Pour les organisateurs, cette démonstration populaire traduit une aspiration profonde à la paix et à la stabilité, ainsi qu’une reconnaissance des efforts qu’ils attribuent à l’AFC-M23 dans les territoires placés sous son administration.
MAUA Grâce

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