Ces violences surviennent à proximité immédiate de zones densément peuplées, dont le site des personnes déplacées internes de la Plaine Savo, le campement des Forces de défense ougandaises (UPDF) ainsi que la base opérationnelle de la MONUSCO, exposant gravement les populations civiles.
Cette insécurité persistante limite considérablement l’accès des acteurs humanitaires aux zones affectées. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), près de 150 000 personnes ont été contraintes de fuir leurs habitations à la suite de ces violences. Plus de 21 000 déplacés sont actuellement recensés dans les zones de santé de Damas, Bambu et Mangala.
Cependant, environ 87 000 autres personnes se sont réfugiées autour du campement des UPDF et dans la Plaine Savo, tandis que 48 000 déplacés sont installés à Djaiba, Lodda et dans les villages environnants.
Par ailleurs, la crise s’est également étendue au territoire de Mahagi. Entre le 25 et le 30 décembre 2025, les zones de santé de Logo, Rimba et Kambala ont accueilli plus de 37 000 déplacés en provenance de Fataki.
Ces déplacements massifs exercent une pression accrue sur des services sociaux de base déjà fragiles. La situation nutritionnelle est jugée extrêmement critique et instable, avec des risques particulièrement élevés pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans, d’autant plus que les interventions humanitaires connaissent une réduction dans plusieurs zones affectées.
Augustin Ndjabu

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