Ces violences ont fait au moins 307 morts et 103 disparus, d’après ce bilan provisoire. Les assaillants auraient également causé d’importants dégâts matériels. L’APDEF Mambasa rapporte notamment l’incendie de 216 habitations et de 24 motos, tandis que plusieurs biens de valeur auraient été pillés lors des différentes incursions.
La dégradation de la situation sécuritaire a par ailleurs entraîné le déplacement d’environ 10 000 personnes. De nombreuses familles ont été contraintes d’abandonner leurs villages pour trouver refuge dans des zones jugées plus sûres.
Face à cette recrudescence des attaques, l’APDEF Mambasa appelle les autorités congolaises à renforcer les mesures de protection des populations civiles. L’organisation estime que l’ampleur des violences, le nombre élevé de victimes et les déplacements massifs témoignent de l’urgence d’une réponse sécuritaire plus efficace dans cette partie de l’Ituri.
La structure rappelle également que la sécurité des personnes et de leurs biens relève de la responsabilité de l’État et plaide pour des actions concrètes afin de mettre un terme à la répétition des attaques attribuées aux ADF dans la chefferie des Babila-Babombi.
Les chiffres avancés constituent toutefois un bilan provisoire établi par l’équipe de monitoring de l’APDEF Mambasa et restent à confirmer par les autorités compétentes ou par des sources indépendantes.
MKG

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