Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a réagi dimanche 7 décembre à une série de bombardements tirés depuis Bugarama, au Rwanda, ayant visé plusieurs localités situées sur l’axe Kamanyola-Uvira, dans la plaine de la Ruzizi (Sud-Kivu). Ces frappes, dénoncées deux jours plus tôt par un communiqué des Forces armées de la RDC (FARDC), interviennent dans un contexte de recrudescence des violences à l’Est du pays.
Dans un message publié sur son compte X, Patrick Muyaya a dénoncé « une intensification des hostilités », qu’il attribue à l’armée rwandaise — « le père » — et au mouvement du M23 — « le fils ». Il juge que ces attaques « contredisent » les engagements pris quelques jours auparavant à Washington, où Kinshasa et ses partenaires internationaux avaient réaffirmé leur volonté de favoriser un retour à la paix dans la région.
« En allant à Washington, nous avons réitéré notre engagement en faveur de la paix, car nous voulons mettre fin le plus rapidement possible aux souffrances de nos populations », a rappelé le porte-parole du gouvernement. « Ces actes belliqueux du Rwanda constituent un affront à la médiation américaine et aux différents garants de l’accord », a-t-il ajouté.
Face à cette nouvelle escalade, Patrick Muyaya a assuré que les crimes commis contre les populations civiles « ne resteront pas impunis ».
Selon le porte-parole des FARDC, Sylvain Ekenge, les bombardements déclenchés depuis le 4 décembre ont causé des victimes civiles et détruit plusieurs infrastructures, dont des écoles, des centres de santé et de nombreuses habitations.
Gloire MALUMBA.K

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