À sa descente d’avion à l’aéroport de Beni-Mavivi, le premier speaker de la chambre basse du parlement congolais, a été accueilli par le gouverneur militaire de la province, le général Évariste Somo, en présence de députés nationaux et provinciaux ainsi que de notables locaux.
S’exprimant devant la presse dès son arrivée, Aimé Boji a expliqué le sens de cette visite, la première depuis son accession à la tête de la chambre basse du Parlement. « Élu le 16 novembre dernier, je profite de mes premières vacances parlementaires pour être aux côtés des populations du Nord-Kivu », a-t-il déclaré, soulignant sa volonté de partager le quotidien d’une province éprouvée par des années de violences armées.
Le président de l’Assemblée nationale a rappelé que le Nord-Kivu demeure l’un des épicentres de la crise sécuritaire à l’est du pays. Il a notamment insisté sur la pression humanitaire qui pèse sur la ville de Beni, devenue un important centre d’accueil des déplacés internes. « Beni concentre aujourd’hui des déplacés venus non seulement du Nord-Kivu, mais aussi du Sud-Kivu », a-t-il fait observer.
Dans ce contexte, Aimé Boji affirme être venu avant tout pour exprimer sa solidarité et écouter les préoccupations des populations locales. « Je suis ici pour compatir avec nos frères et sœurs, mais aussi pour écouter. Le rôle du parlementaire, c’est d’écouter », a-t-il insisté.
Au-delà du message de compassion, le président de la chambre basse a également évoqué les initiatives de paix engagées par le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi. « Les démarches entreprises par le président de la République visent à pacifier l’ensemble du territoire national », a-t-il affirmé, indiquant vouloir échanger avec les populations locales afin de raviver l’espoir dans une région durement éprouvée.
Cette visite intervient également dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu, marqué par les attaques récurrentes des rebelles ougandais des ADF et l’occupation de plusieurs territoires du Kivu par les éléments de l’AFC-M23.
Selon des sources locales, la mission d’Aimé Boji vise à évaluer la situation sécuritaire et humanitaire sur le terrain, tout en réaffirmant le soutien des institutions nationales aux populations affectées par les violences armées. Son agenda prévoit des rencontres avec les autorités politico-administratives, les forces de sécurité ainsi que des représentants de la société civile.
Grâce MAUA

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